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Epidémie de rougeole, pensez à vous faire vacciner !

Le 1er mars dernier, l’UNICEF publiait un communiqué alertant sur l’augmentation importante des cas de rougeole, en rappelant que celle-ci se concentrait pour les ¾ dans dix pays … dont la France.

Vidéo France 24 : les USA connaissent actuellement un pic de rougeole sans équivalent depuis 20 ans

Il faut dire que les statistiques sont inquiétantes : ceux-ci ont été multipliés par 4 au premier trimestre 2019 en Europe, et même par 8 en Afrique. Cette situation est d’autant plus problématique que cette maladie peut donner lieu à de graves complications dans certains cas.

 

La rougeole c'est quoi ?

La rougeole est un virus strictement humain : il n’affecte que notre espèce. Nous sommes son unique réservoir, c'est-à-dire qu’il ne peut pas être transmis ou hébergé par une autre espèce.

C’est une maladie très contagieuse, qui se transmet habituellement par la toux, la salive ou les éternuements d’un malade. Les symptômes débutent généralement par une forte fièvre environ 10 à 12 jours après la contamination. Suivent une toux, le nez qui coule et une conjonctivite.

Mais le signe principal est une éruption cutanée caractéristique, qui commence parfois à l’intérieur des joues, et surtout sur le visage et le haut du cou : des petites taches rouges apparaissent, légèrement en relief. Elles s’étendent ensuite sur le reste du corps et persistent 5 à 7 jours. Le malade est contagieux entre 5 jours avant les premiers symptômes et jusqu’à 5 jours après la disparition des plaques rouges.

 

©Fotolia /uwimages

Des complications pour 30 à 40% des malades

Heureusement, la maladie est bénigne dans une majorité de cas. Et lorsque des complications suivent, elles restent là aussi mesurées l’essentiel du temps : diarrhées ou otites moyennes aigues par exemple.

Cependant, certains patients sont plus exposés que d’autres, en particulier les enfants de moins d’un an (la vaccination n’est pas possible avant cet âge) et les adultes immunodéprimés. Les complications les plus courantes sont alors des pneumopathies (inflammations pulmonaires), des surinfections bactériennes et des encéphalites, qui peuvent laisser des séquelles :

  • L’encéphalomyélite postrougeoleuse (1 cas pour 1000) survient en principe quelques jours après l’éruption. Entre 20% et 40% des patients en gardent des séquelles, avec une mortalité atteignant 30% ;
  • L’encéphalite à inclusions, rare, peut toucher des patients immunodéprimés. Elle conduit en principe à une mort rapide ;
  • La panencéphalite subaiguë sclérosante (PESS), rare là encore, survient quant à elle en moyenne 7 années après la maladie, principalement chez les enfants l’ayant contracté avant l’âge d’un an. Elle provoque des troubles du comportement, puis moteurs, avant d’évoluer vers le coma puis la mort.

Vidéo Europe 1 : interview de F.Bricaire, infectiologue à la Pitié Salpêtrière (Paris)

Pourquoi une telle augmentation ?

En 2012, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) s’était fixé comme objectif l’éradication totale de la rougeole dans 5 des 6 grandes régions mondiales pour 2020. Il est désormais certain que cet objectif ne sera pas atteint.

Les pays en voie de développement, de loin les plus touchés, peinent en effet à protéger leurs populations efficacement du fait de systèmes de santé pas assez développés. Quant aux pays riches, les cas de rougeole augmentent de nouveau chez certains d’entre eux faute d’une couverture vaccinale suffisante. En clair, trop de gens sont encore non vaccinés, ce qui favorise la circulation du virus.

Pour voir disparaître ce dernier, 95% de la population au moins devrait être couverte. S’agissant de la France, notre pays se distingue par un taux particulièrement faible pour un pays développé : 79% seulement des français sont protégés (en Europe, ce taux est de 90%) ! Logiquement, ce niveau insuffisant a donc permis la résurgence de la maladie.

Faites-vous vacciner : c'est simple, sans danger et ne coûte presque rien !

La solution est donc simple : il faut augmenter la couverture vaccinale des français. Cette constatation a notamment conduit à l’extension de l’obligation vaccinale à 11 vaccins pour les enfants depuis le 1er janvier 2018, qui a d’ores et déjà produit ses premiers résultats positifs.

S’agissant de la rougeole, le vaccin est généralement combiné avec celui contre les oreillons et la rubéole (vaccin ROR). Son administration ne peut avoir lieu  avant l’âge d’un an ce qui veut dire que les nourrissons ne sont pas protégés avant cet âge ; mais une fois ce stade atteint, il peut être administré à tout âge, en deux injections espacées de quelques mois, car la première n’est pas toujours suffisamment immunisante.

C’est d’ailleurs pour cela que la vaccination concerne tout le monde : même si vous êtes en bonne santé, et donc moins sujet aux risques, vous contribuez à la protection des personnes fragiles en vous vaccinant (par exemple, les malades du cancer traités par chimiothérapie, dont le système immunitaire est affaibli). Se vacciner est donc l’affaire de tous.

Côté finances, le vaccin ROR est gratuit jusqu’à l’âge de 17 ans. Au-delà, il est prix en charge dans les conditions habituelles (65% par la Sécurité sociale, et le reste par votre mutuelle GSMC). Et ça tombe bien : comme le vaccin contre la grippe, il ne contient aucun adjuvant à base d’aluminium.

Vous avez le moindre doute concernant votre protection ? Consultez donc votre carnet de santé : si vous avez déjà attrapé la rougeole, vous êtes en principe protégé. Si vous n’avez jamais été vacciné, ou n’avez reçu qu’une seule injection, vous n’avez pas à hésiter : en vous faisant vacciner, vous protégerez autant vous-même que vos proches. N’attendez plus !

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Pour en savoir plus :

ROR : cinq bonnes raisons pour se faire vacciner (dépliant édité par Santé publique France)

Vous voulez expliquer simplement ce qu’est la rougeole à votre enfant ? Montrez lui cette courte vidéo !

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