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Espérance de vie chez les hommes, 13 ans d'écart entre les plus aisés et les plus modestes

C’est avec cette accroche que plusieurs journaux nationaux relayaient en février dernier les résultats d’une étude de l’INSEE (1) sur les inégalités de santé selon le niveau de vie (le lien est en bas de la page). 13 ans, c’est énorme ! Explications.

Inégalités sociales et inégalités territoriales de santé 

Il existe de nombreuses façons d’appréhender les inégalités de santé entre individus : par sexe, par catégorie sociale, par région, selon l’origine ethnique, la profession, etc. On distingue souvent les inégalités territoriales et les inégalités sociales de santé, même si dans les faits, les deux notions se recoupent parfois.

Les inégalités sociales de santé sont définies comme « des différences systématiques, évitables et importantes dans le domaine de la santé observées entre des groupes sociaux au sein d’un même pays ou entre différents pays » (G.Menvielle,  Cahiers français, n° 369).  On observe par exemple des différences importantes et durables entre les cadres et les ouvriers d’un pays donné – en moyenne 6,4 ans de plus en faveur des premiers dans le cas de la France. Ce type d’inégalités est retrouvé partout,  dans les pays riches comme ceux en développement.

Les inégalités territoriales désignent quant à elles les différences observées entre deux territoires : région, département, canton, ou encore entre les villes et les campagnes. Par exemple, les habitants de Normandie ont selon l’INSEE un risque de décès instantané (risque de mourir dans un futur proche) supérieur … de 17% à celui des habitants de l’Ile-de-France, première du classement, et de 11% par rapport à la moyenne nationale !

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(1) L’INSEE est l’organisme chargé d’établir les statistiques économiques et sociales nationales

Une espérance de vie différente selon les revenus et selon le sexe 

 

Que nous dit l’étude que vient de publier l’INSEE ? Eh bien d’une part que l’on vit d’autant plus longtemps en moyenne que l’on gagne bien sa vie, et d’autre part que les femmes sont plus favorisées que les hommes à revenu égal. Le graphique ci-dessous parle de lui-même :

https://www.insee.fr/fr/statistiques/graphique/3319895/fig1.png

Lecture : en 2012-2016, parmi les 5 % les plus aisés, dont le niveau de vie moyen est de 5 800 euros par mois, l'espérance de vie à la naissance des hommes est de 84,4 ans.

Source : Insee-DGFIP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Échantillon démographique permanent.

Les enseignements de ces courbes sont nombreux :

  • D’abord, les écarts sont plus importants chez les hommes. La différence d’espérance de vie chez les femmes atteint 8,3 ans entre les plus riches et les plus pauvres, contre presque 12,7 ans chez les hommes ;
  • Ensuite, ces écarts sont plus concentrés dans les bas revenus. Concrètement, il y a assez peu de différence entre un homme gagnant 2000€/mois et un autre gagnant 5800€ (seulement 3,4 ans). Alors qu’entre celui qui gagne 500€/mois et celui qui en gagne 2000, l’écart est de plus de 8 ans ;
  • Les femmes sont nettement avantagées. A partir de 1300€/mois, leur espérance de vie dépasse celle des hommes gagnant au moins 5800€/mois (les 5 % les plus aisés).

Comment expliquer ces différences ?

L’INSEE avance un ensemble de raisons :

  • Evidemment, le niveau de vie influe sur l’accès aux soins : on appelle cela le renoncement aux soins. Il a concerné en 2014 11% des 20% les plus modestes, mais seulement 1% des 20% les plus aisés ;
  • De même, la profession joue un rôle : de façon générale, les métiers les mieux rémunérés sont aussi moins exposés aux risques professionnels. Par exemple, un cadre administratif ne travaille pas en contact avec des produits nocifs ou sur des chantiers dangereux. Ceci explique aussi une partie des inégalités hommes/femmes, les premiers étant plus touchés par ces risques. Le cancer de la plèvre lié à l’amiante, qui a une incidence bien plus élevée chez les hommes, est une bonne illustration de ce phénomène ;
  • On observe que les comportements individuels sont également en cause. Ce type de facteurs explique une partie des différences entre les hommes et les femmes. Ceuxci ont des comportements à risque plus importants que ces dernières (alcool, cigarette, etc.) même si l’écart commence à se réduire avec les changements de mentalités. Ainsi, 5% des femmes âgées de 18 à 75 ans consomment quotidiennement de l’alcool, contre 15% des hommes, par exemple.

Et ma mutuelle GSMC dans tout ça ?

Parce que la réduction des inégalités de santé passe par une prévention efficace, tous les contrats proposés par votre mutuelle GSCMC prévoient la prise en charge de certains actes de prévention. C’est d’ailleurs notamment pour cela que votre contrat est dit « responsable ». Sont ainsi pris en charge des dépistages (hépatite B, densitométrie osseuse, troubles de l’audition) ; les vaccinations importantes ; ou encore certains actes dentaires de prévention (détartrage par exemple). La liste complète de ces prestations est consultable ici. N’hésitez-pas : mieux vaut prévenir que guérir, et cela ne dépend que de vous.

Par ailleurs, GSMC est partenaire du réseau Carte Blanche. Celui-ci vous donne accès à un ensemble de plus de 120 000 professionnels de santé, dont certains pratiquent des conditions tarifaires avantageuses. Les tarifs maitrisés du réseau vous permettent ainsi de consulter plus facilement ces professionnels ou de vous équiper à moindre coût – par exemple, les prix négociés auprès des opticiens sont 25 à 35% moins élevés que les prix hors réseau. En outre, vous bénéficiez dans votre espace personnalisé de multiples services : conseils en prévention, tests nutrition et mémoire, coaching santé comme l’aide à l’arrêt du tabac, etc.  Autant de façons d’agir au mieux pour votre santé.

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Pour en savoir plus :

L’étude de l’INSEE est disponible sur le site de l'INSEE

Un document de référence : le rapport Réduire les inégalités sociales de santé de l’INPES (l’ancien Institut national de prévention et d'éducation pour la santé, intégré aujourd’hui dans l’organisme « Santé publique France »).

Et comme toujours, n’hésitez-pas à nous contacter !

  • Par téléphone au 03 20 47 62 00 - du lundi au vendredi  entre  8h30 à 17h30
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