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Expérimentation du cannabis à usage thérapeutique, les modalités sont désormais connues

En septembre 2018, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) décidait de mettre en place un Comité Scientifique Spécialisé Temporaire (CSST), pour une durée d’un an, afin d’évaluer la faisabilité de la mise à disposition du cannabis à usage thérapeutique en France.

Il faut dire que notre pays est très en retard sur le sujet : 21 pays sur 28 autorisent déjà le cannabis médical en Europe. C’est aussi le cas du Canada, de nombreux états des États-Unis, mais également de la Turquie, d’Israël, de la Suisse…

Or, l’absence de cadre légal en France place de fait dans l’illégalité les malades qui en font usage, qui seraient selon les estimations au moins 300 000, pour un total d’environ 700 000 fumeurs quotidiens.

Dès lors, des patients font régulièrement l’objet de poursuites judiciaires.

Ces derniers se retrouvent donc dans une situation absurde qui ne leur permet pas de bénéficier d’un suivi médical adapté.

Zoom sur : les CSST

Les comités scientifiques spécialisés temporaires sont des groupes d’experts réunis par l’ANSM, extérieurs à l’agence, qui travaillent sur une problématique donnée pendant une période limitée dans le temps.

Ils permettent à celle-ci de prendre un avis éclairé par les meilleurs spécialistes d’un sujet. Dernièrement, des CSST ont été réunis sur des sujets comme l’intérêt du Baclofène dans le traitement de l’alcoolisme, qui était utilisé massivement mais non reconnu (autorisation donnée) ; le suivi des données de santé liées à l’obligation vaccinale (suivi en cours) ; les implants mammaires à visée reconstructrice ou esthétique (étude en cours) ; etc.

A quoi sert le cannabis médical ?

L’expression « cannabis médical » ou « cannabis thérapeutique » désigne l’utilisation de certaines substances contenues dans le cannabis à des fins purement médicales, dont les plus connues sont le célèbre THC (tétrahydrocannabidiol, le plus abondant dans la plante) et le CBC (cannabidiol). Celles-ci permettraient de lutter contre certaines douleurs, spasmes, convulsions, nausées, etc. Il faut néanmoins préciser que ces propriétés restent controversées et ne font pas à l’heure actuelle l’objet d’un consensus scientifique.

Interdits pour le moment dans notre pays, certains médicaments à base de cannabis ont cependant obtenus des autorisations temporaires d’activité (ATU), ce qui permet leur utilisation dans un cadre précis. C’est par exemple le cas du Marinol à base de THC de synthèse, prescrit pour lutter contre les nausées liées à une chimiothérapie ou pour stimuler l’appétit chez certains malades du SIDA. 

Dans tous les cas, le cannabis médical n’est jamais prescrit en première intention, c'est-à-dire qu’il est utilisé seulement quand les médicaments habituels ne fonctionnent pas ou entraînent trop d’effets indésirables.

Le CSST vient donc d’émettre il y a quelques jours un avis positif à la mise en place d’une expérimentation contrôlée de l’usage de ces substances, après plusieurs mois de travail et d’auditions.

En pratique que va-t-il se passer ?

  • Quand ?

Au préalable, le feu vert de la ministre de la Santé est nécessaire. L’expérimentation pourrait donc démarrer au début de l’année 2020. Le changement de législation n’interviendra qu’ensuite, si celle-ci est un succès.

  • Pour qui ?

Pour tout patient rentrant dans l’une des cinq indications suivantes. On estime leur nombre entre 1 500 et 3 000.

  • Douleurs neuropathiques réfractaires
  • Spasticité douloureuse de la sclérose en plaques
  • Soins de support en oncologie (cancer) et soins palliatifs
  • Certaines formes d’épilepsies sévères
  • Autres pathologies du système nerveux central

Certains représentants d’associations de patients soulignent que cette liste serait trop restrictive car elle exclut de fait de nombreux consommateurs actuels. Mais le président du CSST indique de son côté avoir privilégié des symptômes assez vastes, pour ne pas se limiter à quelques pathologies données.

  • Sous quelles formes ?

Il n’y aura pas de cannabis fumé, en raison des risques pour la santé. Deux modalités seront utilisées :

  • Inhalation et formes sublinguales (sous la langue), sous forme de spray d’huile et de fleurs séchées
  • Formes orales (capsules à avaler ou solution buvable)

  • Qui prescrira ?

Au départ, seulement des médecins spécialistes volontaires, qui seront formés spécifiquement et exerceront dans des structures spécialisées référencées (centres anti-cancer, soins palliatifs, etc.). Une fois le patient stabilisé, le médecin traitant habituel sera autorisé à prendre le relais. Ce cadre devrait permettre de susciter progressivement l’adhésion des médecins, qui est capitale dans la réussite du dispositif.

***

Cette expérimentation est une véritable avancée, qui devrait permettre à notre pays de combler progressivement une partie de son retard. Votre mutuelle GSMC vous tiendra au courant de son déroulement, via la rubrique actualités de notre site !

Pour en savoir plus :

Projet d’expérimentation (CSST – 2 pages – Juin 2019)

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