La maladie de Parkinson touche plus de 270 000 personnes en France, selon le ministère de la Santé. Derrière ces chiffres, il y a des parcours individuels marqués par l’incertitude, la fatigue ou la peur de l’inconnu. Mieux comprendre cette affection et repérer ses premiers signes permet d’accélérer le diagnostic et d’adapter la prise en charge le plus tôt possible. La Mutuelle GSMC vous accompagne.
Qu’est-ce que la maladie de Parkinson ?
La maladie de Parkinson est une affection neurodégénérative chronique du système nerveux central. Elle se caractérise par la disparition progressive de neurones situés dans une zone du cerveau appelée « substance noire ». Ces neurones produisent la dopamine, un neurotransmetteur essentiel à la régulation des mouvements.
Lorsque la production de dopamine diminue de manière significative (environ 50 %), les premiers symptômes moteurs peuvent apparaître : lenteur des mouvements, tremblements au repos et rigidité musculaire. Mais la maladie ne se limite pas à ces manifestations visibles ; elle peut également affecter le sommeil, l’humeur, la digestion ou encore l’odorat.
Aujourd’hui, les causes exactes restent mal connues, même si une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux est fortement suspectée. La maladie de Parkinson évolue lentement, souvent sur plusieurs années, avant qu’un diagnostic ne soit posé.
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Quels sont les premiers signes de la maladie de Parkinson ?
Contrairement aux idées reçues, les premiers signes de la maladie de Parkinson ne se manifestent pas toujours par des tremblements visibles. De nombreux symptômes dits « non moteurs » peuvent précéder de plusieurs années l’apparition des troubles moteurs. Les identifier est essentiel pour consulter à temps. Parmi les principaux :
- troubles du sommeil : difficultés d’endormissement, mouvements involontaires pendant la nuit ou rêves très agités ;
- fatigue persistante : une lassitude inhabituelle pouvant apparaître dès les premiers stades de la maladie ;
- constipation ou troubles digestifs, souvent résistants aux mesures hygiéno-diététiques habituelles ;
- perte de l’odorat (anosmie) : l’un des signes précoces les plus fréquents, parfois observé bien avant l’apparition des symptômes moteurs ;
- humeur dépressive ou anxieuse, sans cause apparente, liée aux perturbations de certains neurotransmetteurs, dont la dopamine.
Progressivement, des symptômes moteurs peuvent s’ajouter :
- tremblement au repos, souvent asymétrique, touchant une main, le menton ou une jambe ;
- lenteur des gestes (bradykinésie), rendant plus difficiles les activités quotidiennes comme s’habiller ou boutonner une chemise ;
- rigidité musculaire, responsable d’une sensation de raideur et d’une diminution de l’expressivité du visage ;
- modifications de l’écriture (micrographie), avec des lettres de plus en plus petites et serrées.
L’ensemble de ces signes peut évoluer lentement. Leur caractère asymétrique généralement plus marqué d’un côté du corps constitue un élément d’orientation important pour le médecin.
Pourquoi ces signes doivent alerter ?
La maladie de Parkinson comporte une phase dite préclinique, qui peut durer plusieurs années, parfois entre 5 et 10 ans. Durant cette période, le cerveau subit déjà une dégradation progressive, alors même que les symptômes moteurs ne sont pas encore visibles.
C’est pourquoi un diagnostic précoce est déterminant : il permet d’intervenir à un stade plus précoce de la maladie, avant une dégradation trop importante des neurones dopaminergiques. Plus la prise en charge est mise en place tôt, plus il est possible d’agir sur les symptômes et d’accompagner l’évolution de la maladie grâce aux traitements et à la rééducation.
À l’inverse, un diagnostic tardif peut compliquer la prise en charge des symptômes et augmenter le risque de perte d’autonomie. Être attentif à ces signaux et en parler à son médecin n’implique pas nécessairement que l’on est atteint de la maladie ; cela permet avant tout d’écarter ou de confirmer un trouble neurologique et de bénéficier, le cas échéant, d’un suivi adapté.
Diagnostic de la maladie de Parkinson : comment ça marche ?
Le diagnostic de la maladie de Parkinson repose avant tout sur l’observation clinique.
Le médecin traitant joue un rôle essentiel : il recueille l’historique des symptômes, évalue leur évolution et oriente, si nécessaire, vers un neurologue. Lors de la consultation spécialisée, ce dernier réalise une anamnèse (entretien médical détaillé) et procède à des tests moteurs simples portant notamment sur la marche, l’équilibre, la coordination et le tonus musculaire.
Il n’existe à ce jour aucun test biologique ou radiologique permettant de confirmer avec certitude la maladie de Parkinson. Certains examens d’imagerie (scanner, IRM ou scintigraphie cérébrale) peuvent néanmoins être prescrits afin d’écarter d’autres pathologies présentant des symptômes similaires.
Dans certains cas, un traitement dopaminergique peut être proposé à titre d’épreuve thérapeutique : une amélioration des symptômes constitue alors un élément supplémentaire en faveur du diagnostic, sans toutefois suffire à elle seule. Le neurologue met ensuite en place un accompagnement pluridisciplinaire, associant selon les besoins kinésithérapie, orthophonie, ergothérapie ou soutien psychologique. Cette prise en charge globale vise à préserver la qualité de vie et l’autonomie le plus longtemps possible.
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